Il y a des moments dans une vie où l’on sait. Pas encore clairement, pas encore avec des mots — mais on sait. Quelque chose ne va plus. Quelque chose ne va plus depuis longtemps, en réalité. On a juste fait semblant de ne pas le voir.
Pour moi, ce moment est arrivé dans une salle de classe. J’enseignais l’anglais dans l’Éducation nationale depuis des années. De l’extérieur, j’avais une vie stable, un métier respectable, une sécurité. De l’intérieur, je ne me reconnaissais plus.
Quand le corps dit stop
Le signe avant-coureur, c’est rarement une révélation soudaine. C’est une accumulation. Une fatigue qui ne passe plus. Une irritabilité qui surprend. Un dimanche soir qui ressemble à un mur.
Pour moi, c’est un climat de harcèlement moral qui a tout précipité. Je n’avais plus le choix entre partir ou rester, j’avais le choix entre partir ou me perdre complètement. J’ai choisi de partir.
Ce n’était pas courageux. C’était vital.
La traversée
Les personnes qui ont vécu une période de grande fragilité savent de quoi je parle. Quand les repères s’effondrent, quand on ne sait plus très bien qui on est en dehors du rôle qu’on a joué si longtemps, quand les émotions débordent de partout sans qu’on arrive à les nommer.
J’ai traversé cette période. Une relation toxique et destructrice m’a plongée dans les mécanismes de l’emprise psychologique, et m’a appris, de l’intérieur, ce que signifie perdre confiance en soi. Pas un peu. Complètement.
C’est douloureux. Et c’est transformateur. Parce que quand on touche le fond, on n’a plus d’autre choix que de comprendre vraiment ce qui s’est passé.
Le trail comme ancre
Dans les moments les plus difficiles, j’ai couru. Le trail running n’est pas juste un sport pour moi, c’est une pratique. Un espace où le corps prend le relais quand la tête s’emballe. Où l’effort physique met les choses à leur juste place.
Le trail m’a appris le dépassement de soi, la résilience, l’écoute fine du corps. La gestion de l’effort sur la durée. L’humilité face à la nature. Et la puissance du mental dans les moments de doute.
Ce sont exactement les mêmes valeurs que je transmets aujourd’hui dans mon travail.
Le Domaine du Figuier — un lieu né d’une histoire vraie
En 2013, j’ai fondé Novacap Formation et Coaching. Pas pour « me reconvertir » au sens administratif du terme, mais parce que j’avais compris quelque chose d’essentiel : les outils qui m’avaient aidée à traverser pouvaient aider les autres.
La PNL, la CNV, l’Analyse Transactionnelle, l’hypnose, l’Ennéagramme, je me suis formée à tout cela avec une avidité qui n’avait rien d’académique. C’était une question de survie, puis de sens.
Le Domaine du Figuier est venu ensuite. Un lieu ancré dans la nature du Revermont, à Meillonnas. Un lieu où le corps et l’esprit avancent ensemble. Un lieu construit à partir d’une expérience vraie, pour des personnes qui vivent des choses vraies.
Pourquoi je vous raconte tout ça
Parce que je crois profondément que l’authenticité crée la confiance. Et que si vous êtes sur ce site, c’est peut-être que vous traversez vous-même quelque chose, une période de questionnement, une transition, un moment où vous ne savez plus très bien où vous en êtes.
Je ne suis pas là pour vous dire que c’est facile. Ni que ça va aller vite. Je suis là pour vous dire que comprendre ce qui se passe en vous, vraiment comprendre, c’est le point de départ de tout le reste.
Et que ce travail, on peut le faire ensemble.

